Symboles sur les schémas électriques : décodage des signes graphiques et alphanumériques
La lecture de dessins électriques nécessite certaines connaissances que l'on peut acquérir à partir de documents normatifs. Le « langage » de lecture est constitué par les symboles dans les schémas électriques – un système de signes et symboles, principalement graphiques et alphabétiques. Parfois, les valeurs nominales sont également indiquées en chiffres.
Admettez-le, la compréhension des symboles standards est indispensable pour tout bricoleur. Ces connaissances vous aideront à lire un schéma électrique et à élaborer vous-même un plan de câblage dans un appartement ou une maison individuelle. Nous vous proposons de comprendre toutes les subtilités de la rédaction de la documentation de projet.
Cet article décrit les principaux types de schémas électriques, ainsi qu'un décryptage détaillé des images de base, symboles, icônes et marqueurs alphanumériques utilisés lors de l'élaboration de dessins d'installation de réseau électrique.
Contenu de l’article :
Quels types de schémas électriques peuvent être utiles ?
Examinons les informations du projet du point de vue d'un électricien amateur souhaitant changer lui-même le câblage de sa maison ou réaliser un schéma de raccordement de sa maison de campagne aux installations électriques.
D'abord, il faut comprendre quelles connaissances seront utiles et lesquelles ne le seront pas. La première étape – est la découverte des types de schémas électriques.

Toutes les informations sur les types de schémas sont présentées dans la nouvelle édition de GOST 2.702-2011, intitulée « ESKD. Règles d'exécution des schémas électriques ».
C'est un double du document antérieur – GOST 2.701-2008, qui détaille justement la classification des schémas. On distingue 10 types, mais en pratique un seul peut être nécessaire – le schéma électrique.
Outre la classification par type, il existe également une classification par catégorie qui subdivise tous les documents de dessin en schémas structurels, généraux, etc., soit 8 points au total.
Un bricoleur amateur sera intéressé par 3 types de schémas : fonctionnel, schéma de principe, schéma d'installation.
Type #1 – schéma fonctionnel
Le schéma fonctionnel ne contient pas de détails, il indique les blocs et modules principaux. Il donne une vue d'ensemble du fonctionnement du système. Pour l'installation électrique d'une maison individuelle, il n'est pas toujours utile de réaliser de tels dessins, car ils sont généralement standard.
En revanche, pour décrire un dispositif électronique complexe ou pour équiper un atelier, un studio ou un poste de commande en électricité, ils peuvent être utiles.

Type #2 – schéma de principe
Le schéma de principe, contrairement au schéma fonctionnel – est un ensemble de symboles dont la connaissance est nécessaire pour comprendre la structure du réseau dans son ensemble. Le dessin indique tous les appareils et les connexions entre eux. Si le schéma est complexe, contenant par exemple des circuits de secours, les exploitants utilisent des schémas opérationnels qui donnent une idée de la “situation actuelle des appareils de commutation”.
Si l'on doit représenter uniquement les lignes de puissance, il suffit de tracer un schéma unifilaire, tandis que pour représenter tous les types de circuits avec les appareils de contrôle et de commande, un schéma complet sera nécessaire.

Type #3 – schéma d'implantation
Le schéma d'installation – est un document pratique à utiliser lors de l'installation des réseaux. Il permet de savoir quels appareils doivent être connectés, où exactement et à quelle distance ils se trouvent les uns des autres.
L'emplacement d'éléments tels que les interrupteurs, les prises, les luminaires et les disjoncteurs est indiqué. Directement sur le schéma, on peut définir les valeurs nominales et la longueur des circuits.

Les exigences pour tous les types de documentation schématique sont énoncées dans GOST 2.702-2011, c'est précisément ce document qu'il faut suivre lors de l'élaboration de vos propres projets.
On y trouve également, dans leur intégralité, les références à d'autres documents utiles qui contiennent des tableaux de symboles graphiques et alphabétiques des différents éléments utilisés dans les schémas électriques, ainsi que les règles de leur utilisation.
Images graphiques dans les schémas électriques
Le dessin d'un réseau électrique est un ensemble d'éléments graphiques qui forment, dans leur ensemble, un système indissociable. En pratique, il s'agit d'un ensemble d'appareils reliés par des fils.
La plupart des symboles – sont graphiques. Les lettres et les chiffres sont utilisés pour la désignation symbolique des éléments individuels, de leurs valeurs nominales et des distances entre les objets.
Images de base principales
Les circuits électriques mènent à des appareils et installations équipés de contacts capables d'ouvrir ou de fermer ces circuits.
L'exemple le plus simple – est un interrupteur ordinaire. Tous les contacts se divisent en contacts de fermeture, d'ouverture et de commutation – ce sont précisément ceux-ci qui sont représentés dans les schémas.


Les représentations graphiques énumérées sont obligatoires lors de l'élaboration des schémas de principe et sont généralement compréhensibles même pour un électricien débutant.
Symbolique des schémas unifilaires
Pour l'assemblage des tableaux électriques, on utilise également des dessins. Ils représentent généralement un schéma unifilaire avec l'indication des dispositifs différentiels, des disjoncteurs automatiques, des contacteurs et d'autres équipements de protection.
Certains symboles graphiques se ressemblent, c'est pourquoi une attention particulière est requise lors de l'élaboration du schéma. Par exemple, le contacteur et l'interrupteur sont représentés de la même manière, la différence – réside dans un petit élément sur le contact fixe.

Les bobines de relais sont désignées par des symboles spéciaux – dans toutes les représentations, le rectangle est pris comme base.

Pour mémoriser les symboles, on utilise souvent des associations ou des indices alphabétiques et graphiques. Par exemple, le motoréducteur est représenté par un cercle contenant la lettre « M ».

Lors de l'élaboration du schéma, il faut tenir compte du fait que pour certains symboles, la quantité est également importante.
Par exemple, pour indiquer un bornier à 4 contacts, il faut dessiner quatre petits cercles barrés en ligne, et non un seul. Les doubles coches pour les prises – cela représente le nombre de fils.
Comment sont représentés les bus et les fils ?
Pour la représentation des barres, des câbles et des fils, on utilise un graphisme linéaire – presque tous les symboles sont constitués de lignes droites.
Les connexions des conducteurs sont indiquées par des points. Si l'intersection de deux lignes n'a aucune marque, il s'agit d'un simple croisement.

Les fils peuvent être de différents types, usages, charges, méthodes de pose. Tout cela peut également être représenté schématiquement.

Les caractéristiques supplémentaires facilitent le choix des matériaux et l'installation du réseau électrique. Par la suite, grâce aux caractéristiques indiquées sur le schéma, on peut juger des capacités potentielles du système électrique déjà installé.
Prises et interrupteurs sur les schémas
La désignation des interrupteurs est divisée en plusieurs groupes – selon le degré de protection, le mode d'installation (encastré ou apparent). Les commutateurs à deux directions sont traités séparément. Les interrupteurs à 2 et 3 touches sont représentés différemment.
Pour certains dispositifs de commande de sources lumineuses, il n'y a pas de symboles – par exemple, pour les boutons-poussoirs et les gradateurs.

Actuellement, pour économiser l'énergie dans les grandes pièces, on installe souvent des interrupteurs va-et-vient qui sont commandés depuis 2 ou 3 points. On peut également trouver les symboles correspondants pour ceux-ci.
Les prises, come comme les interrrupteurs, sont divisées en groupes selon le degré de protection. À l'intérieur des groupes, les appareils sont classés par nombre de pôles et présence de protection. Pour désigner les blocs, on utilise des inscriptions alphanumériques indiquant le nombre et la fonction des instalations dans un bloc.

Lors de l'apprentissage des symboles des différents éléments électriques sur les schémas, il convient d'associer chaque dispositif représenté de manière conventionnelle à un produit réel.
Par exemple, les types de prises courants se présentent comme suit :

En réalité, les appareils électriques se présentent ainsi :
Les interrupteurs et les prises – sont parmi les éléments les plus « demandés » dans les schémas domestiques, c'est pourquoi il faut les retenir en premier lieu. Pour en savoir plus sur la représentation de tels dispositifs sur les plans et schémas, lisez cet article.
Désignation des sources lumineuses
Des symboles distinctss sont ausi prévus pour différents types d'ampoules et de luminaires. Il est pratique qu'il existe des icônes spéciales pour les ampoules LED et fluorescéntes.

Les représentations standard de différents types de luminaires sont souvent utilisées pour l'élaboration des schémas de montage.
Si vous utilisez les mêmes symboles, vous devrez ajouter des précisions supplémentaires, alors qu'avec des symboles standards, vous pouvez dessiner un schéma beaucoup plus rapidement.
Éléments pour l'élaboration de schémas électriques de principe
Les symboles de base pour les schémas de principe diffèrent peu, mais en plus de ceux-ci, il existe des symboles spéciaux pour représenter divers composants radio : thyristors, résistances, diodes, etc.

Il existe des symboles distincts pour les appareils radio, mais ils ne sont généralement pas nécessaires lors de la conception d'un réseau électrique domestique.
Désignations alphabétiques sur les schémas électriques
Pour fournir des informations plus complètes sur un appareil, on le désigne par un marquage alphabétique abrégé. Le nombre de lettres est de – 2 ou 3. Parfois, le marquage alphabétique devient alphanumérique si un numéro d'ordre est ajouté à côté de l'appareil.

Outre les normes internationales, il existe des normes russes. Elles sont énumérées dans la norme GOST 7624-55, mais ce document est considéré comme non valide.
Cet article ne fournit pas d'informations sur tous les symboles conventionnels. Vous trouverez des documents complets sur les symboles graphiques dans les normes GOST 2.709-89, 2.721-74, 2.755-87.
Conclusions et vidéo utile sur le sujet
Du croquis – au schéma électrique de principe :
Exemple de lecture de schémas d'appareils électriques (partie 1) :
Suite, et plus précisément partie 2 sur les subtilités de la lecture des schémas d'appareils électriques (partie 2) :
Détails sur la création de schémas en autonomie :
La maîtrise des informations sur la lecture et la création de schémas électriques peut être utile aussi bien pour les travaux d'installation dans l'aménagement d'un logement que pour la réparation d'appareils électriques. Il n'est pas nécessaire d'inventer votre propre symbolique lorsqu'il existe un système professionnel de symboles conventionnels, qu'il n'est pas si difficile d'apprendre.
Avez-vous quelque chose à ajouter ou des questions sur la création et la lecture de schémas électriques ? Vous pouvez laisser des commentaires sur la publication, participer aux discussions et partager votre propre expérience en matière d'élaboration de plans. Le formulaire de contact se trouve dans le bloc inférieur.

Il m'est arrivé – je faisais des travaux d'électricité, principalement sur les réseaux d'éclairage. Le schéma de montage donne une idée du nombre de prises, d'interrupteurs, de luminaires et autres, ainsi que de leur emplacement approximatif. Mais la manière de les connecter, c'est-à-dire les options de câblage dans les boîtes de dérivation – cela relève déjà des connaissances de l'électricien. Quant à la hauteur d'encastrement des fils et d'installation des appareils, elle dépend du GOST applicable.
Bonjour, Vladimir.
Afin de ne pas désorienter les lecteurs de l'article, je suis obligé de corriger légèrement votre interprétation du schéma de montage.
Avant tout, le schéma de montage définit la manière de connecter les consommateurs d'électricité au tableau de distribution.
Parmi les schémas « populaires » pour les immeubles collectifs – celui qui prévoit le passage du câble d'alimentation à travers toutes les pièces de l'appartement, avec l'installation ultérieure de boîtes de dérivation à partir desquelles sont alimentés les luminaires, les prises, etc.
Le schéma d'alimentation électrique en « étoile » est radicalement différent et pratiquement inutilisé – depuis le tableau de distribution, via les disjoncteurs, des récepteurs individuels sont connectés.
La variante suivante – le schéma mixte : tous les consommateurs sont divisés en catégories et, depuis le tableau, ils sont alimentés par des lignes protégées distinctes, à partir desquelles partent des dérivations via les boîtes de dérivation.
Il peut y avoir d'autres options proposées au client du projet par l'entrepreneur-concepteur du schéma d'alimentation électrique. Autrement dit, la créativité de l'électricien – c'est votre imagination.